Qui a tué notre chienne ?.
Une boule de poils que nous avons appelé Réa.
Voilà ce que nous avons offert à Delphine en 2000 pour son anniversaire. Une gentille petite chienne née à la pension canine " les Belledonnes " située à St Ismier dans l'Isère. Pour ceux qui ne connaissent pas les chiens, je précise que c'est un chien de race colley. Un chien naturellement gentil. Mais notre Réa était plus que ça. Elle était le remède incontestable contre le syndrome de la peur du chien.
Ce n'était certes pas un chien de garde. N'importe qui pouvait pénétrer dans notre jardin. Elle aboyait bien un peu, mais sa férocité s'arrêtait là. Et puis, si un étranger se proposait de lui faire un câlin sur le ventre alors…
Tous les soirs, en rentrant, nous avions droit à un accueil affectueux. Aboyements pour dire " bonjour " et coups de pattes sur les jambes qui dans son langage voulait dire "caressez-moi ".
Et pourtant, un jour, alors que ma femme et ma fille étaient en vacances à la montagne, lorsque je suis rentré à la maison, il n'y avait pas de chienne pour m'accueillir. Mais où est donc passée Réa ?
C'était en juillet 2006. Il faisait une chaleur caniculaire et j'avais eu quelques regrets de l'avoir laissée dehors toute la journée, alors qu'elle aurait sans doute apprécié la fraicheur du garage en sous-sol. Je ne me suis pas trop inquiété de son absence, sachant qu'il lui arrivait de sortir de la proprièté pour aller faire un tour dans les environs. Mais son absence n'était jamais de longue durée et elle finissait par réintégrer le domicile. Ce soir-là, je suis allé me coucher en laissant le portail ouvert, persuadé quelle reviendrait dans la nuit et que je la trouverai dans le jardin le matin en me levant. Mais le lendemain, pas de Réa.
Après une semaine, alors que mes deux femmes étaient rentrées de congé, un coup de fil en provenance des services techniques de la mairie du Touvet est arrivé nous signalant que notre chienne avait été retrouvée morte dans les douves du château de cette même commune.
On ne saura jamais ce qui s'est passé...
Sans doute, nous a t-elle été volée. Transportée en véhicule jusqu'au Touvet ou une commune voisine, elle n'a plus été en mesure de retrouver par elle-même son chemin. En cherchant en vain à regagner la maison, par cette chaleur et après quelques jours sans boire et sans manger, est-elle peut-être morte de soif ?
Ou bien a t-elle été enlevée par quelqu'un du voisinage, démuni de tout sentiment à l'égard des animaux et que les aboyements gênaient ?
Il nous reste aujourd'hui le souvenir d'un animal extraordinaire et de la rancœur à l'égard de celui ou celle qui est l'origine de sa disparition.
Connaissant la résistance, les capacités et l'instinct de survie des chiens, je ne peux pas croire qu'elle ait pu aller d'elle-même si loin, glisser accidentellement dans les fossés du château et ainsi mourir.
Léonard.
A propos du SITE.
La quantité de fichiers que je peux mettre sur mon SITE est limitée.
Je ne peux donc pas mettre autant de photos que je le voudrais. Pour le mariage d'Emilie et Lucien, j'ai donc volontairement limité le nombre de photos à 20, laissant une part importante aux vidéos. Ces films des mariages d'Emilie et Lucien et de Stéphanie et Joe, me paraissent dans un premier temps interessants car ils donnent un aperçu très vivant de ces deux cérémonies.
Peut-être que dans un deuxième temps, j'enléverai les vidéos pour montrer davantage de photos.
N'hésitez pas à me faire part de vos remarques et de vos suggestions sur le contenu ou la présentation du SITE. J'en tiendrai compte et apporterai les corrections nécessaires.
Si quelqu'un d'entre-vous souhaite raconter une anecdote ou bien montrer des photos, faites-les moi parvenir et je les mettrai en ligne dès que possible.
Bonne navigation.
PS. Pour les vidéos, au format "Windows Média Player", un double clic sur l'image permet de passer en mode plein écran et Echap permet de revenir en mode d'affichage normal.
Léonard.
Un jour, chez le coiffeur.
Il arrive un jour, où le miroir nous montre les rides que le temps a gravé sur notre visage.
Ce jour-là, on a le sentiment de pénétrer, timidement mais sûrement, dans une sphère dans laquelle on cotoie des gens d'un autre âge. Certains les appellent les "gens du ...ème âge". Heureusement, la vie est bien faite. On perd la jeunesse mais on gagne la sagesse. Et puis il y a les enfants qui sont comme la continuité de nous-même, nous rendant éternels.
C'est ainsi qu'un jour, en passant devant le fameux miroir, je me suis aperçu
je j'avais des cheveux blancs. Alors je lui ai posé la question suivante
:
- Miroir magique, toi qui détiens la connaissance
et le savoir, que sont ces cheveux blans au-dessus de mon crâne ?
Et le miroir m'a répondu :
- Ce ne sont que les 50 et quelques années
qui viennent de passer rendant ton poil un peu grisonnant. Alors, cours vite
chez le coiffeur pour mettre un peu de couleur sur ces cheveux.
C'est ainsi qu'un jour, m'étant persuadé de l'utilité de la chose, je me suis rendu chez le coiffeur. Un coiffeur pour femmes bien sûr car dans les salons de coiffure pour hommes on ne pratique pas ce genre de traitements. On se contente de couper les cheveux et occasionnellement les autres poils qui dépassent. Les poils du nez, les poils des sourcils, les poils des oreilles etc. Et oui, en vieillssant, on a l'impression de se rapprocher de notre ancêtre le singe de qui nous descendons.
Alors, armé jusqu'aux dents de courage, le porte-monnaie dans une main et ma femme dans l'autre, j'ai poussé la porte du coiffeur.
Pourquoi ma femme ?... Et oui j'avais besoin d'un soutien moral pour franchir ce cap difficile.
- Installez-vous monsieur, je suis à vous dans une minute me dit l'une des coiffeuses. Scrutant le salon d'un bout à l'autre d'un oeil inquiet, je vis que nous étions seulement deux hommes, moi et le patron du salon. Un certain malaise a commencé à m'envahir et soudain une bouffée de chaleur est montée sur mon visage. J'avais chaud, mes mains devenaient moites et quelques gouttes de sueur dégoulinaient sur mon front.
La coiffeuse étant prête elle vint vers moi et me posa la question
suivante :
- Alors monsieur, que fait-on à ces cheveux ?
Vous comprendrez là l'utilité de la présence de ma femme
qui venant à mon secours répondit à ma place
- On fait une couleur.
Après m'avoir demandé, comme pour en rajouter une tartine, si j'étais sûr de mon coup, la coiffeuse alla chercher un petit accessoire dans lequel étaient accrochés des échantillons de faux cheveux colorés afin que je puisse choisir ma couleur.
Le choix fut difficile. Sur son conseil nous optâmes unanimement, la coiffeuse, ma femme et moi, pour la couleur la plus adaptée. Et c'est ainsi qu'en quelques minutes, je me suis retrouvé habillé d'une blouse noire et les cheveux recouverts d'une mousse à l'odeur fétide. Dans la glace qui était devant moi, je ne voyais qu'une image très floue de ma tête étant donné que j'avais été obligé de quitter mes lunettes. Dans ces conditions je ne pouvais apprécier ni juger du résultat de cette coloration.
Une fois le produit bien répandu, la coiffeuse a placé au dessus de ma tête un appareil de forme circulaire qui dégageait une chaleur abominable. J'ai supposé un instant que dans cet accoutrement, je devais bien me fondre dans l'ensemble des formes et des couleurs du salon au milieu de toutes ces femmes.
Au bout d'un moment, on vint m'enlever cette chose qui planait au dessus de moi, on me rinca, me coiffa puis j'ai pu enfin remettre mes lunettes et admirer le résultat. Oh !... Mes cheveux étaient roux. Quelle horreur !...
N'osant pas critiquer le travail artistique réalisé par ma coiffeuse, je me suis contenté de dire "ça va". Après avoir payé nous sommes rentrés à la maison et, tandis que la température de mon corps s'abbaissait lentement, mes lèvres semblaient soudées au point que je ne pouvais décrocher un mot.
Il m'a fallu du temps pour m'habituer à ma nouvelle couleur.
Lorsque quelques jours après j'ai demandé à mon miroir
magique ce qu'il en pensait, il m'a répondu ceci :
- Moi qui détiens la connaissance et le savoir, je
vois sous tes cheveux roux la grisaille du temps qui passe et que rien ne
peut masquer.
Léonard.